Le Pierrot lunaire
Tisse la vie éphémère
De fils de tristesse
Nocturne
Elle était assise à sa fenêtre elle regardait la nuit
Elle était assise à sa fenêtre la lune la regardait
Leurs regards tissaient des images nacrées
Sur les fils tendus de la harpe cosmique
Assise à sa fenêtre elle chanta la nuit
Et la lune lui répondit
Sur des cordes d'argent leurs voix se mêlèrent
En de subtiles harmonies
Alors elle rêva la nuit
Et la lune lui expliqua
Miroir d'amour du soleil
Une fois par mois dans le ciel
Elle s'habillait de lune pleine
Lors l'immense filet de sa traîne
Balayait les océans
Entraînant les marées
Le cosmos exalté par une joie sans pareille
Faisait éclater les vagues sur les brisants
Rejetant dans le ciel des semences d'étoiles
…Près de sa fenêtre maintenant elle voyait
La lune qui lentement au loin s'en allait
Dans l'aurore du jour le soleil revenu
Lançait tout alentour ses rayons caressants
A cette terre … dont il était aussi l'amant