Haiku...
Face au mur
Les deux mains sur la tête
Coup de Fouet
Il fait chaud
Les vacances arrivent
C'est l'été
Cote à cote
Un homme et son chien
l'aumône
12 janvier
L'hiver était encore là
un nouveau né
Tout seul
Un enfant sur la route
Attention-
Anderson Dovilas...
Demi-pause
Moi
Poète de l'errance
Je partage mon vécu
Avec quelques strophes de l'au-delà
Pour imprimer l'instinct du quadrilatère
Qui cagoule le verbe
Sur mon passage
Je me présente sans titre
Sous-titrage d'une virgule à craindre
Quand mes mots ressemblent
A des ustensiles sales
Anderson Dovilas
Sans titre
Trêve de nuit sur mes paupières
J'apprivoise le syllabus des saisons
Quand je lance mes regards
Sur ton portrait
Avec un peu d'amour
J'apprend les règles de la grammaire
Pour des raisons combustibles
Avec un peu de vain
J'étrangle sans tirage-au-sort
L'ombre de la bouteille
Qui me dénombre
En décombre sous les pendules
Et pour soigner
Ces rues où les années
Traversent à compte- à – rebours
J'ai mis mon sang au pied du mur
Comme le vent qui samba le paysage
A Jazz
A Blues
A Petro
A Ibo
A tempo évaporé
Sur les ruines d'un baiser difficile
Mon amour
Il fait le temps de reprendre
Ton nom sous mes draps
Parce qu'il fait un temps de brise à modeler
Sur les toits d'une chanson
En terre cuite
Il fait le temps d'un absence à sculpter
Sur les silences palpables
Que rejettent mes soupirs
Il fait le temps de faire un tour
Pour oublier le temps qu'il faut
Anderson Dovilas.
Terre à taire
Souffle d'écume
Je traverse l'intemporel
Des images clause
Sur l'épithète des tressages funestes
Ma terre hybride de sinus
Chevauche les formules
Des siècles en arc de cercle
Quand on doit renouveler
La signature des ustensiles
Sur les crachats de ce monde
Sans portefeuille
Ici la vie est ailleurs
Ici l'amertume est référent
Thérapeutique des soupirs creux
Ici on a des factures
Pour bayer au bout des autres
Et si se taire est bleu
Ma vie est un blason
De rouille sans squelette
Qui grimpe les formes
De l'atmosphère sans dépouille
Anderson Dovilas