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@ude

aude66@gmail.com

 

poésie au quotidien sur le blog http://supplementd-amesoeur.blogspirit.com/
avec quelques amis poètes sur le forum http://illuminations.fruitsandco.com/index.htm
le recueil, intimité de la béatitude, 66 poèmes préfacés par Jean-Paul Gavard-Perret aux éditions Chloé des Lys
Parutions 2008-2010 dans les revues: Art-en-ciel, Axolotl, Ecrits...vains?, Le capital des mots, Comme en poésie, Les hésitations d'une Mouche, Poèmes Epars, Poésie oblique, Poussière de lune, Portulan Bleu, traction-brabant, Saltimbanques et Verso

 

vision

vous n'aviez pas vu l'inconsolable
sous l'insolence du giron infertile

vous n'aviez pas vu le désarroi si vil
au vôtre en tout point semblable

le rêve était désarmé
désamorcé par la réalité charnelle

la rosée abondait
les claques prenaient un goût d'éternel

vous n'aviez pas vu
alors vous avez aimé



appel


appel de la pulpe lisse
malgré la lassitude
malgré l'effondrement
malgré l'assoupissement

groggy

ronronnement du coeur devoré de blanc
irrémédiablement à vif
et juste une douce pensée
qui se glisse

 

fronde

fondre en la mélodie de l'un l'autre
plus éblouis plus effacés

fendre la mélancolie de l'autre l'un
plus épanouis plus espacés

feindre l'adiaphorie de l'un l'astre
plus évanouis plus assez

enfreindre l'apathie de l'astre l'un
plus en oui plus tracés

terre soumise

artifices en fumée
une fine couche de cendres
ombre les paupières rougies

entre deux troubles
tout tremble
et la solitude frémit

ko de la transparence
dans l'épaisseur des cuirasses
jamais le vent ne s'en lasse

 

entre toi et moi

entre toi et moi
rien
rien que l'épaisseur d'un rêve
membrane mythique
substance mystique
faille de soi qui claque
saturée par le vent
coordination conjonctive
comme une multiplication
insondable en crue libre
arrivée sans destination

balade désuète

il est encore cette illusion optique
cette force qui gronde
comme une jubilation

les pétales tombent
un à un
laissant ce centre sec
dévitalisé
à l'intersection des solitudes

poudre d'escarpolette
dans un vertige d'iris noirs

taille de sablier désabusée
par le sourire malfrat
d'une veine intermittente

dans cet effluve de cristal
je ne bouge pas
je me nourris d'apnée
d'étoffes troussées
de reflets sauriens
où l'indifférence reprend les dessous

pas de détenus
pas de quartiers
connivence turlututu
à la foire d'éloges

le temps d'un spasme
en lisière d'orgasme
trompons la désuétude !

 




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