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MEMBERS OF POETS IN PARIS




Marilena Lica-Masala

portable : + 33 (0)6 29 48 42 86
email : marilena.freepress@gmail.com
Mes sites : www.artfreepress.ro ; www.auschwitz.ro
Mes chroniques : www.oglindaliterara.ro ; www.terrafemina.com
Mes traductions: www.poezia.3x.ro , www.artfreepress.ro (dossier bilingue ro/fr "Poezie")



Marilena Lica-Masala

(née le 23 octobre 1955, Teiu, Arges [ar-djesh], Roumanie)

Publiciste, documentaliste, traductrice

Après l'étude de la Faculté de Psychologie et Sociologie de l'Université « Hypérion » de Bucarest (1990-1994), elle a suivi des cours hors Roumanie : de la protection du milieu environnant (Pays-Bas, 1998), de langue et civilisation italienne (Rome, 2003-2004), de langue et civilisation française (Paris, 2008-2009), de théâtre (Paris, 2009).

Depuis 1990, elle est présente dans la vie culturelle, associative, éditoriale et littéraire de Piteshti, tant que fondatrice et membre de différentes associations à but culturel-social et littéraire, sociologue, éditrice et rédacteur de revues, livres, et journaux, réalisatrice de télévision, animatrice culturelle, imprésario artistique et documentaliste.

 

Membre fondatrice de la Ligue des Ecrivains de Roumanie, section de Piteshti (2007).

 

Emigrée en France en 2007, elle adhère au Centre d'Accueil de la Presse étrangère et devient correspondante permanente de la revue « Oglinda literara/Le Miroir Littéraire » de Focshani et, par moments, des revues « L'Albanais », « Critères littéraires », « Les Pierres de la Dame ». Publication d'essais, interviews, traductions (théâtre, poésie et prose) et créations propres, dans les revues « Poezia/La Poésie » et « Oglinda literara/Le Miroir littéraire ».

 

Membre de l'association des « Amis d'Edith Piaf » et du « Musée Roy Adzac ». Invitée sur un site dédié à la problématique et aux valeurs féminines (www.terrafemina.com), 2008, avec trois chroniques sur la Roumanie.

En janvier 2009 elle a ouvert son site, , à Paris.

 

Livres publiés

« J'étais à Auschwitz le détenu A-13221, entretien avec M. Leopold Schobel », avec un message de Sandu Mazor (ambassadeur d'Israël à Bucarest), préface d'Oliver Lustig, postface d'Apostol Stan, Editions « Lica », 2002 – début éditorial.

 

A plusieurs volumes en état de manuscrits (documentaires, essai dramatique, poèmes, traductions).

 

 

 

 



Poème d'amour étrange

 

A la mémoire de mes parents

 

Dans son absence,

Un grand silence.

Stone, Stone Claude, Claude Stone, Stone.....

Ce soir-là

Elle vient de jouer avec les mots qui composent son nom prénom,

prénom  nom, nom-prénom !

Ce soir-là !

 

Il était une fois une bohémienne

Qui rêvait d'un homme

Pareil à la Cendrillon des comtes de Charles Perrault

À son Prince mystérieux.

O, comme il était beau et chaleureux

L'homme de ses rêves !

Cheveux frisés, peau noire, mains fines

Trois bracelets nlunga sur le bras

En cuivre caché dans les monts Nkanda !

 

 

Elle vient de jouer un jeu de son enfance.

Elle voit les yeux de la gamine qui regarde le ciel

Le firmament riche des étoiles de juillet

Qui bénit la cour où les parents travaillent encore

Dans la soirée estivale chaude, sereine, calme

La gamine cherche une étoile

Elle n'entend pas les appels au dîner de ses parents

Elle s'imagine que la même étoile représente

Juste le centre de l'univers pour un gamin africain

Ce soir-là.

 

On ne sait plus sur quel point-là

Le prince de Bas-Kongo

A changé les anneaux ma-dyéngé a mfumu,

Le disque solaire, les armes de parade

Et ses parures d'homme

Pour le destin d'un citoyen du monde

A Paris dit-on, l'actuelle Mirabilia Terra

Des attentes incessantes

Des vagues des immigrants

Il est beau Stone, Claude Stone, Stone...

Comme ça, une association de chaleur et pierre,

pierre et chaleur

dans son regarde qui reflète le soleil congolais.

Le jeu, jeu des mots, les mots du jeu.

C'était un jeu.

Un destin, un jeu, un feu, une chaleur et la pierre.

Sous la pierre repose la chaleur des parents,

Le feu des yeux de la femme continue le jeu des yeux de la gamine.

C'était le destin.

Et le gamin mystérieux du jeu qui vient du feu qui vient de la chaleur

qui vient de la pierre de son prénom non congolais : Stone !

Femme. Gamine. Parents. Chant. Gamin. Homme. Feu.

Sept mots qui la passionnent et la brûlent

Jeu. Amour. Douleur. Cloche. Enfance. Absence. Silence.

 

Il était une fois un magicien nganga .

On ne sait plus pourquoi

Un bonjour-là

Le prince-magicien des rêves de la bohémienne

Descendu du parfum des contes congolais

Mêlé à l'espoir de la rue parisienne

Vers la muraille d'un monde heureux

Il y est devenu plus silencieux

Que le cadenas.

 

 

Marilena

Paris, septembre 200




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