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MEMBERS OF POETS IN PARIS

Monia Boulila

Poète, ambassadrice universelle de la paix, membre du Cercle Elle est issue d'une famille militante et émancipée. Elle est fille et belle fille d'héroïnes de la lutte contre la colonisation et pour l'indépendance. Elle a hérité de ces femmes libres et courageuses le sens du devoir et de la liberté, un féminisme constructif et positif et un amour viscéral pour la Tunisie , son peuple et sa culture.

elle découvrira progressivement la poésie au travers de dures épreuves personnelles.

Armée de la poésie, elle donne libre cours à ses sentiments pour chanter l'amour, la musique, la vie, l'espérance et la paix… On découvre dans sa création une sensibilité à fleur de peau.

On n'imagine pas l'énergie cachée derrière cette femme. Monia est la digne héritière de Majida et Fatma Boulila, héroïnes de la libération de la Tunisie de la tutelle coloniale mais aussi de l'émancipation des femmes tunisiennes.

 

Avec son premier recueil, paru en mars 2007 , va s'ouvrir pour Monia, un nouveau chemin. Elle va être de plus en plus sollicitée un peu partout en Tunisie. Son invitation au festival international de la poésie à Paris sur le thème de la paix en septembre 2007, lui ouvrira les portes de l'international. Elle fera plusieurs prestations remarquées à Montpellier à l'invitation de l'Association culturelle Omar Khayyâm et en collaboration avec d'autres structures comme le Lycée Mendès France, l'association féminine Jasmin d'Orient, le cercle philosophique Athéna et l'Association de soutien et solidarité aux femmes. Elle sera aussi l'invitée privilégiée de l'association parisienne Vives Voix. Elle obtiendra le prix spécial du Jury « Hymne à la vie » du concours de poésie de l'Ours Blanc 2007.

Une plaquette de ses poésies est éditée en avril 2008 à Montpellier par l'Association culturelle Omar Khayyâm. Monia participe à une anthologie des femmes poètes engagées pour la paix aux éditions l'Harmattan (à paraître). Elle a des textes traduits en roumain par la poète Iona Trica parus dans la revue littéraire « Oglinda literara » en mai 2008 sous le numéro 77 et par Ions Cristophor Filipas, professeur de lettres et poète Roumain, parus dans la revue « ORSULA » décembre 2008 n°12.

En juin 2008, elle rejoint le Cercle universel des ambassadeurs de la paix et devient ambassadrice universelle de la paix. En mai 2009, elle devient membre de l'Union internationale des écrivains pour la paix. En juin 2009, elle devient membre de l'Union des écrivains tunisiens.

Dans une rencontre poétique avec des poètes du monde arabe, Monia découvre que sa poésie en langue française ne peut connaître une large diffusion dans le monde arabe. Elle essaie de traduire quelques poèmes mais découvre la différence des sensibilités véhiculées par les langues. Aussi, plutôt que de traduire ses poèmes, elle choisit délibérément de les réécrire. Elle découvre le plaisir d'écrire en deux langues très différentes.

Monia grandit en poésie. Son style s'affine en gardant la même fraîcheur et le même vent d'émotion. Monia parle de l'amour, de la femme, de la vie… Monia témoigne aussi du monde d'aujourd'hui : la misère, la guerre, l'oppression.

Son style est à rapprocher de la musique de son pays. J'invite le lecteur à se laisser porter par la mélodie de ses vers car si, un jour, elle a du vendre son luth, elle en a caché l'âme dans ses mots. Il faut l'entendre dire sa poésie pour en mesurer cette dimension musicale.

 

Son second recueil « Souffles inédits » est paru en octobre 2008

Monia grandit en poésie mais elle n'en est qu'au tout début de son chemin. Suivez-là dans ce parcours, dans l'athanor de sa vie, un grand œuvre s'accomplit : une grande dame de la poésie est entrain de naître.

Monia Boulila témoigne d'un humanisme profond, d'une sensibilité exacerbée et d'un désir sans cesse renouvelé de chanter la vie et l'espoir quelles que soient les difficultés rencontrées.

Janvier 2010 parution en Roumanie de « l'anthologie des poètes tunisiens » préparée par Ion Cristopher Filipas.

Prix littéraire Naji Naaman 2010 : prix de créativité

 

Texte écrit par Pierre-Marie Perret, Président de l'Association culturelle Omar Khayyam

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le poète est vivant !

 

(Hommage à Mahmoud Darwich)

 

Il a disparu dans les veines

comme une goutte d'amour

Il a disparu dans la nuit

comme une étoile filante

Il a disparu dans la mélodie

comme un long soupir

Il a disparu dans les prunelles

comme une larme précieuse

Il a disparu dans le sommeil

comme un rêve d'enfant

Il a disparu dans le ciel

Comme un éclair d'orage

Il a disparu dans le silence

Tout en chantant sa présence !

 

Est-il vraiment mort !

Celui qui a changé le monde et les frontières

Celui qui a laissé une mer et une terre !

Qui oserait les saisir ou les prendre ?

Cette mer de poésie est à ses amours,

Cette terre d'écrits est à ses amours.

 

Elle est unique cette mer….

Douce, émeraude, libre et rebelle

Elle cache les perles du peuple

Et chante l'hymne du pays

Cette mer est aux Palestiniens…..

 

Elle est unique cette terre…

Belle, élégante, fertile et révoltée

Elle porte le drapeau du pays

Et chante l'identité fière

Cette terre est aux Palestiniens….

 

Non, Darwich n'est pas mort

Celui qui a laissé une grande plage

Où les enfants édifieront des châteaux,

Et libèreront leurs cerfs-volants….

Où les jeunes rêveront

Et rencontreront leurs amours

Où les vieux viendront respirer et pleurer !

Où le soleil diffusera la vérité au monde entier

Où la lune affirmera les crimes du colonial

Où le ciel versera les larmes du regret…..

Non, Darwich n'est pas mort !

 

09/08/08




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