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MEMBERS OF POETS IN PARIS

Danièle NICOLAS est une poétesse Cévenole Lozérienne de l'association « Poésie en Terre de Lozère » à Mende (48), spécialiste du langage et du cœur, elle a choisi la scène et la déclamation pour vivre sa passion. Depuis de nombreuses années elle se produit là ou le destin la guide, dans les festivals, les salles polyvalentes et autres lieux atypiques.

Elle ose l'indicible dans une société matérialiste et chaotique. Non sans raison ! Sa mission est de réveiller cette part d'humanité sans laquelle l'existence n'a plus de sens du tout. Elle a obtenu un diplôme Européen de « la lettre d'amour » en 2002 et le 3 ème prix national de « la paix » en 1994. Elle a publié deux recueils pour enfants et adultes qu'elle propose à la sortie de ses spectacles.

Danièle, la fileuse de Mots met en scène avec une authenticité abrupte les grands thèmes de la vie marqués par des moments doux et amers, sucrés ou acides. On trouve ainsi un texte sur Vincent Van Gogh, un autre sur Ernestine, sa grand-mère cévenole, sur Haïti… reprenant des poètes contemporains tels que Prévert, Missia, Paul Valéry… elle confie au sujet de ses propres textes : « j'y mets ce que je suis, ces obscurités sont les miennes, la lumières qu'ils peuvent contenir est celle que j'ai vu en naissant ». Par delà les mots, c'est sa gestuelle et l'émotion qui priment.

 

 

 

 

 


Opales particules

 

Je cours dans les vagues de musiques suaves,

J'aime à penser qu'il est dans les parages,

Je suis devant ma fenêtre et j'écoute les oiseaux

Qui fredonnent des airs qui s'égrainent dans haut.

 

Un souffle se pose délicatement sur mes lèvres,

Une charmante rime couvre toutes les carences

D'un moment suspect où je prends mon élan

Pour sentir les couleurs cachées dans le blanc.

 

Les arbres n'ont pas de mots pour me dire les leurs,

Dans les nuances je reconnais cette allure

Longue d'une partition musicale mal accordée,

Je suis cette silhouette qui s'arrange à s'accommoder.

 

Je n'aime pas les fourbes qui sont dans l'espace

Où la salive décolore les timbres,

Je n'aime pas les musiques propres qui font pleurer,

Je n'aime pas les beaux parleurs qui se fâchent,

 

J'aime les mélanges désaccordés qui dérangent,

J'aime cette couleur qui saigne sur cette page,

J'aime les reflets de Soulages qui soulagent

L'ombre dans la lumière en s'unissant dans la vague,

 

J'aime Boltanski et son expo ‘Personnes'

Qui glace toutes les personnes en somme,

Couleurs murées dans un espace

En souvenir de ces âmes jetées dans la glace.

 

Le blanc est ma couleur pour toutes les couleurs

Que la flèche projette sur la table à manger,

Tous les jours un rayon de soleil se glisse

Et touche un nouvel objet qui a changé de place.

 

Je suis cette silhouette qui aime les nuances,

J'aime les couleurs qui me donnent à rêver,

J'écoute les vibrations qui recouvrent le voile

D'un instant oublié près de celles qui m'entourent…

 

 

 

 

 



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