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Je cours dans les vagues de musiques suaves,
J'aime à penser qu'il est dans les parages,
Je suis devant ma fenêtre et j'écoute les oiseaux
Qui fredonnent des airs qui s'égrainent dans haut.
Un souffle se pose délicatement sur mes lèvres,
Une charmante rime couvre toutes les carences
D'un moment suspect où je prends mon élan
Pour sentir les couleurs cachées dans le blanc.
Les arbres n'ont pas de mots pour me dire les leurs,
Dans les nuances je reconnais cette allure
Longue d'une partition musicale mal accordée,
Je suis cette silhouette qui s'arrange à s'accommoder.
Je n'aime pas les fourbes qui sont dans l'espace
Où la salive décolore les timbres,
Je n'aime pas les musiques propres qui font pleurer,
Je n'aime pas les beaux parleurs qui se fâchent,
J'aime les mélanges désaccordés qui dérangent,
J'aime cette couleur qui saigne sur cette page,
J'aime les reflets de Soulages qui soulagent
L'ombre dans la lumière en s'unissant dans la vague,
J'aime Boltanski et son expo ‘Personnes'
Qui glace toutes les personnes en somme,
Couleurs murées dans un espace
En souvenir de ces âmes jetées dans la glace.
Le blanc est ma couleur pour toutes les couleurs
Que la flèche projette sur la table à manger,
Tous les jours un rayon de soleil se glisse
Et touche un nouvel objet qui a changé de place.
Je suis cette silhouette qui aime les nuances,
J'aime les couleurs qui me donnent à rêver,
J'écoute les vibrations qui recouvrent le voile
D'un instant oublié près de celles qui m'entourent…
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